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Le stress est un mécanisme naturel de défense du corps. Découvrez ses différentes phases, ses effets sur le cerveau et les solutions pour le gérer efficacement, entre stress bénéfique et stress délétère.
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Le stress, tout le monde pense le connaître. Mais savez-vous réellement comment il fonctionne ? Ce mécanisme biologique essentiel nous aide à nous adapter aux situations imprévues. Pourtant, un stress trop intense ou prolongé peut devenir nuisible, voire dangereux. Quels sont ses effets sur le cerveau ? Comment distinguer le bon stress du mauvais ? Décryptons ensemble les mécanismes du stress, ses impacts et les meilleures méthodes pour le maîtriser.

Le stress, c’est le moment où votre corps s’active pour faire face à une situation qui sort de la routine. Vous êtes à la caisse du supermarché et vous avez oublié le code de votre carte bancaire… Là, ça commence !

Votre amygdale cérébral détecte que l’oubli du code peut aboutir à une situation inconfortable donc elle va sécréter du cortisol et de l’adrénaline pour mobiliser les autres parties du cerveau (voir l’article sur le psychotraumatisme).

Selon Hans Selye, le stress se divise en 3 phases :

🔹1 Alarme :

C’est la réaction initiale du corps face à un stresseur (situation inconfortable). Cette phase est marquée par l’activation du système nerveux sympathique, qui déclenche la réponse de « combat ou fuite ». Les hormones comme l’adrénaline et le cortisol sont libérées, augmentant la vigilance, la fréquence cardiaque, et la pression artérielle pour préparer le corps à réagir à la menace perçue.

🔹2 Résistance :

Si le stresseur persiste, le corps entre dans une phase de résistance où il tente de s’adapter au stress. Pendant cette période, les niveaux d’hormones de stress peuvent rester élevés, mais le corps fonctionne pour maintenir l’homéostasie malgré la pression continue. Les mécanismes de défense physiologiques et psychologiques s’activent pour faire face à la situation stressante. Cependant, bien que le corps semble gérer le stress, des ressources sont continuellement consommées, ce qui peut mener à une usure progressive.

🔹3 Epuisement :

Si le stress continue sans répit, les réserves d’adaptation de l’organisme peuvent s’épuiser. Cette phase est caractérisée par une détérioration de la capacité du corps à gérer le stress. Les symptômes physiques et psychologiques peuvent devenir prononcés, comme la fatigue extrême, la dépression, l’anxiété, le burn out et une susceptibilité accrue aux maladies. Le système immunitaire peut être affaibli, et sans intervention ou réduction du stress, des dommages irréversibles peuvent survenir.

Pour Hans Selye, c’est le Syndrome Général d’Adaptation, c’est à dire une « réaction physiologique standard de l’organisme soumis à une agression, quelle que soit la nature de cette agression ». Le but étant de faire face à une situation qui nécessite une mobilisation de l’organisme.

« Oui enfin c’est bon, personne n’est jamais mort d’un coup de stress !

– Détrompe toi Jojo… »

Le mauvais stress :

Un stress particulièrement intense, long ou répété devient un « stress dépassé inadaptatif », c’est à dire qu’il provoque plus de dégâts qu’il n’est utile (voir l’article sur le psychotraumatisme). Ils sont au nombre de 4 :

🔹La sidération/dissociation :

C’est un état de paralysie physique et mentale mais aussi d’anesthésie émotionnelle. La personne est présente physiquement mais incapable de réfléchir ou de ressentir quoique ce soit.

🔹L’agitation désordonnée :

Son appellation laisse peu de place au doute sur son interprétation. C’est l’inverse de la sidération, la personne s’agite dans tous les sens de manière totalement désorganisée.

🔹La fuite panique :

La personne prend la fuite de manière impulsive et irréfléchie.

🔹L’action automatique :

Elle consiste a agir de manière adaptée mais de manière automatique sur l’exemple ou l’ordre de quelqu’un d’autre : « J’exécute sans réfléchir » parce que la personne n’est pas en capacité de réfléchir.

« Oui enfin, c’est pas des réactions qui peuvent m’arriver quand j’oublie le code de ma CB…

– Non, peut-être pas à toi… »

Le stress peut être le déclencheur de plusieurs psychopathologies (voir l’article sur la schizophrénie et le psychotraumatisme) dans le cas de « distress » ou d’état psychotique transitoire. Il peut même provoquer une atrophie cérébrale provoquant une diminution totale du cerveau de 30% dans les pires des cas.

Le bon stress :

Mais il arrive que le stress soit bénéfique ! Hans Selye parle de « eustress » qui pour lui est le stress lors d’un événement heureux inattendu. Pour John Mason, le stress bénéfique est celui qui est perçu comme positif. Prenez 2 minutes pour imaginer que vous regarder un film d’horreur glaçant. Il est possible d’apprécier ce stress puisque vous savez qu’il s’agit d’une fiction. Cependant, comme les réalisateurs ont voulu le faire croire pour Le Projet Blair Witch (1999), si vous apprenez que c’est une histoire vraie… Il y a des chances pour que ce stress ne soit pas aussi agréable que dans le premier cas.

« Je comprends toujours pas pourquoi le stress peut être bénéfique…

– J’y viens « 

Le stress bénéfique est un stress adapté qui permet de faire face aux événements de manière efficace. Il permet de mobiliser l’organisme pour le rendre plus efficace. Certaines personnes connaissent très bien ces bienfaits et utilisent le stress pour terminer leurs travaux d’études ou réviser leurs examens la veille du jour J.

« Oui je vois, moi je n’y arrive pas, ça me paralyse.

– C’est donc un stress inadapté »

En bref,

Ce qu’il faut retenir du stress c’est que c’est un état physiologique transitoire qui permet à l’organisme de s’adapter aux surprise. Il peut être bénéfique lorsque les réactions sont adaptées et délétère lorsqu’il est trop intense, prolongé ou trop fréquent.

Heureusement que l’hypnose aide à le gérer… 😉 => Contact

Bonus : suivez le lien pour trouver des petits astuces pour gérer efficacement son stress => ici

Bibliographie :

  • Barrois C. (1998) Les névroses traumatiques. Paris: Dunod
  • Chidiac, N. Crocq, L. (2010) Annales Médico-Psychologiques 168 311–319
  • Chidiac, N. Crocq, L. (2010) Le psychotrauma II. La réaction immédiate et la période postimmédiate. Annales Médico-Psychologiques, Revue Psychiatrique, 168 (8), pp.639
  • Cohen RA, Delano JG. (1945) Subacute emotional disturbances induced by combat, War
    Medicine :284-286
  • Mason, JW. (1971) A re-evaluation of the concept of “non-specificity” in stress theory. J Psychiatr Res ; 8 : 323–333.
  • Selye, H. (1976) Le stress de la vie. Original from, Pennsylvania State University

FAQ

1. Qu’est-ce que le stress ?


Le stress est une réponse physiologique et psychologique face à une situation perçue comme menaçante ou inhabituelle. Il prépare le corps à réagir en libérant des hormones comme le cortisol et l’adrénaline.

2. Quelles sont les trois phases du stress selon Hans Selye ?

  • Phase d’alarme : réaction immédiate du corps face au stress.
  • Phase de résistance : adaptation du corps si le stress persiste.
  • Phase d’épuisement : affaiblissement de l’organisme en cas de stress prolongé.

3. Le stress peut-il être bénéfique ?


Oui ! Le « eustress » ou stress positif améliore les performances et la concentration. Il devient néfaste lorsqu’il est trop intense ou prolongé.

4. Quels sont les effets négatifs d’un stress chronique ?


Un stress prolongé peut entraîner de l’anxiété, du burn-out, une baisse des défenses immunitaires et même une atrophie cérébrale.

5. Comment réduire le stress efficacement ?


Les techniques de relaxation, la méditation, l’exercice physique, l’hypnose et les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont des solutions efficaces pour mieux gérer le stress.

Marius François – Psychologue clinicien, Psychothérapeute, Hypnose, EMDR – Moulins (03)

Il est important de comprendre l’impact du stress mais aussi son utilité. N’hésitez pas à consulter un psychologue si vous êtes en période de stress intense et ou prolongé. Une consultation ponctuelle avec un psychologue peut suffire. L’avis d’un psychologue peut vous aider dans des périodes de difficultés et de stress.

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