×
Un homme affalé sur son canapé un mardi soir, le regard vide et fatigué face à un écran de télévision qui affiche le message « Êtes-vous toujours là ? », illustrant l'ennui pathologique et l'anhédonie.
Dans

Il est 21h43, un mardi. Vous êtes affalé dans le canapé, la télécommande quelque part entre deux coussins. Vous venez d’enchaîner trois séries en dix minutes, sans en regarder aucune plus de quatre épisodes. L’écran affiche poliment : « Êtes-vous toujours là ? ». Bonne question. Votre meilleur ami vous a proposé un verre samedi : vous avez dit oui, mais en y pensant ce soir, vous espérez qu’il annule. Le travail demain ? Une corvée fade. Et cette petite voix, en fond : « À quoi bon ? ». Ce n’est pas la fatigue. Ce n’est pas le dimanche soir. C’est un ennui qui colle, qui vide tout de sa saveur, et qui dure depuis bien plus longtemps que vous ne voulez l’admettre.

Cet ennui-là, le vrai, le persistant, a un nom : l’ennui pathologique. Et il cache presque toujours autre chose.

L’ennui pathologique n’est pas un défaut de caractère, ni un manque de volonté. C’est un signal — souvent celui d’une dépression larvée, d’une anhédonie installée, ou d’un système de récompense cérébral qui tourne à vide. La bonne nouvelle, c’est que ce moteur peut redémarrer. Encore faut-il comprendre ce qui le bloque.


L’ennui banal vs l’ennui pathologique : ce n’est pas la même chose

Tout le monde s’ennuie. C’est même utile : l’ennui banal est ce moment où, le cerveau désœuvré, on génère des idées, des projets, on rêvasse. C’est l’ennui de la salle d’attente, du trajet en train, du dimanche pluvieux. Il est situationneltemporaire, et il disparaît dès qu’une activité intéressante se présente.

« Mais, ça arrive à tout le monde de s’ennuyer ! »

Oui Julien. Mais pas comme ça. L’ennui banal, c’est « je n’ai rien à faire ». L’ennui pathologique, c’est « j’ai mille choses à faire et rien ne m’intéresse ». La différence est immense.

La recherche est claire : l’ennui pathologique se distingue de son cousin ordinaire par sa chronicité, sa généralisation (rien ne semble intéressant, et plus seulement la situation présente), et son lien avec une dysrégulation affective de fond (Goldberg et al., 2011). Il chevauche partiellement l’anhédonie — l’incapacité à ressentir du plaisir — qui est l’un des deux symptômes-cœur de la dépression dans le DSM-5 (American Psychiatric Association, 2013). Et la « tendance à l’ennui » (ce qu’on appelle l’ennui-proneness) prédit indépendamment dépression, anxiété et conduites à risque (Mercer-Lynn et al., 2014).

Petit test rapide pour situer votre ennui : si vous proposez à votre cerveau trois activités que vous aimiez habituellement (un livre, un appel à un ami, une promenade) et qu’il répond « bof » aux trois, sans exception, depuis plusieurs semaines — ce n’est plus de l’ennui banal. C’est un signal à écouter.


Sous le capot : le moteur de la récompense tourne au ralenti

Pour comprendre l’ennui pathologique, il faut regarder du côté du système dopaminergique, ce circuit cérébral qui motive nos comportements en anticipant le plaisir. Quand il fonctionne bien, le simple fait de penser à un café entre amis suffit à allumer une petite étincelle : « tiens, ce serait sympa ». Quand il tourne au ralenti, la même pensée déclenche un vide : « tiens, ce serait sympa… enfin, peut-être… bof ».

Treadway & Zald (2011) ont montré qu’il faut distinguer deux choses qu’on confond souvent : le plaisir consommatoire (savourer une glace) et le plaisir anticipatoire (avoir envie de la glace). Dans l’ennui pathologique et l’anhédonie, c’est principalement le second qui s’éteint. Vous pouvez encore aimer la glace une fois dans la bouche — mais vous n’avez plus envie de la prendre dans le congélateur. Le moteur ne démarre plus tout seul.

Rizvi et al. (2016) confirment que l’anhédonie reflète un déficit de traitement de la récompense : le cerveau anticipe moins, apprend moins de ses propres expériences positives, et finit par ne plus chercher activement le plaisir. Kaya & McCabe (2024) ont retrouvé exactement ce profil chez les jeunes adultes dépressifs : leur cerveau sous-estime systématiquement la valeur des récompenses possibles, et surestime l’effort à fournir — un déséquilibre qui se fait sans qu’ils en aient conscience. Autrement dit : ce n’est pas que vous ne voulez plus, c’est que votre cerveau ne sait plus.


Ce qui se cache derrière « rien ne me motive »

L’ennui pathologique est rarement seul. Il signale presque toujours quelque chose en arrière-plan.

Une dépression larvée. C’est de loin la cause la plus fréquente. Beaucoup de patients arrivent au cabinet en disant « je ne suis pas déprimé, j’ai juste plus envie de rien » — sans réaliser que c’est, littéralement, la définition d’un épisode dépressif. L’ennui pathologique est à la dépression ce que la fièvre est à l’infection : un symptôme visible qui dit qu’il faut chercher la cause ailleurs.

Un burn-out. L’épuisement professionnel ne se manifeste pas toujours par l’effondrement spectaculaire. Souvent, il commence par cette désaffection lente, ce désintérêt généralisé, ce « pourquoi je fais ça ? » qui contamine peu à peu toutes les sphères de la vie.

Un trauma sous-jacent. Berenson et al. (2020) ont reconsidéré l’ennui comme critère majeur du trouble borderline — où il cascade régulièrement en dysrégulation comportementale (conduites à risque, automutilation, hyperphagie). Le sentiment chronique de vide qu’on retrouve dans le TPB est, à bien des égards, une forme d’ennui existentiel.

Une dopamine épuisée par sur-stimulation. Le scrolling infini, les notifications, les séries, les jeux vidéo : tout ce que notre époque a appris à faire pour nous capter exploite directement le système de récompense. À force de shoots dopaminergiques faciles, le cerveau finit par ne plus répondre qu’à des stimulations très intenses — et la vraie vie, plus lente, devient fade par contraste. C’est exactement le mécanisme que j’ai détaillé dans l’article sur les notifications et le hack de la dopamine.


Le cercle vicieux : pourquoi ça s’aggrave si on ne fait rien

L’ennui pathologique a une logique perverse : il se nourrit de lui-même. Moins on agit, moins le cerveau reçoit de signaux de récompense ; moins il reçoit de signaux, plus il considère que rien n’en vaut la peine ; plus il considère que rien n’en vaut la peine, moins on agit. La spirale est lente, mais elle creuse profondément.

Sur le plan physiologique, l’ennui chronique élève le cortisol, fragilise l’immunité et entretient une fatigue diffuse (Dickerson & Kemeny, 2004). Sur le plan comportemental, Biolcati et al. (2018) ont montré chez les adolescents qu’une forte ennui-proneness prédit l’usage de substances, les conduites à risque et l’isolement social. Et dans une étude particulièrement parlante, Struk et al. (2023) ont montré qu’un haut niveau d’ennui-état chez les patients hospitalisés en psychiatrie prolonge significativement la durée d’hospitalisation — comme si l’ennui freinait lui-même la guérison.

« Donc plus j’attends que ça passe tout seul, plus c’est pire ? »

Exactement Julien. Le moteur au ralenti ne redémarre jamais en attendant. Il faut le solliciter. Et la science a quelques bonnes nouvelles sur la manière de s’y prendre.


Ce qui marche : redémarrer le moteur

Quatre approches, validées scientifiquement, ont fait leurs preuves.

L’activation comportementale est probablement l’intervention la plus rapide et la plus contre-intuitive. Le principe ? On n’attend pas d’avoir envie pour agir — on agit d’abord, et l’envie revient ensuite. Les méta-analyses de Dimidjian et al. (2011) montrent une efficacité comparable à celle des antidépresseurs sur l’anhédonie, en 4 à 6 semaines. Je détaille un exercice concret plus bas.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) complète bien l’activation : elle travaille les pensées qui sabotent l’engagement (« ça ne servira à rien », « je ne ressentirai rien », « pourquoi essayer ») — ces fameux biais cognitifs qui maintiennent la spirale.

La méditation pleine conscience réentraîne le cerveau à savourer. Garland et al. (2015) ont montré qu’elle restaure les marqueurs neurophysiologiques de traitement de la récompense, notamment chez des patients avec douleur chronique et anhédonie. Elle fait partie des compétences intégrées à MindUp.

Sur le plan médicamenteux, certains antidépresseurs ciblent mieux l’anhédonie que d’autres. La vortioxetine et le bupropion, qui agissent davantage sur la dopamine, semblent plus efficaces sur la composante motivationnelle que les ISRS classiques (Luan et al., 2024 ; Cao et al., 2019). À discuter avec un médecin, évidemment. Et pour les formes très résistantes, la stimulation magnétique transcrânienne (TMS) montre des résultats encourageants en activant directement les circuits de récompense (Downar et al., 2014).

Exercice pratique : le redémarrage en 4 étapes

Voici une adaptation simple de l’activation comportementale, à tester pendant 10-15 minutes par jour, idéalement avec un carnet ou avec MindUp.

  1. Listez 5 activités qui vous procuraient du plaisir avant. Pas besoin de chefs-d’œuvre : marcher, cuisiner un plat précis, écouter un album, appeler une personne, prendre un café en terrasse. Soyez concret, même si tout cela vous semble fade aujourd’hui. C’est normal — votre cerveau ne se souvient plus que ça marchait.
  2. Choisissez la plus facile et planifiez-la sur un créneau précis : « Aujourd’hui à 18h, j’écoute trois chansons. » Pas « cette semaine ». Pas « quand j’aurai le temps ». Un horaire ferme.
  3. Faites-le, et notez sur 10 votre niveau de plaisir et de motivation avant et après. Sans jugement. Vous n’êtes pas en train d’évaluer si c’est génial — vous êtes en train de fournir des données à votre cerveau pour qu’il réapprenne à anticiper.
  4. Ajoutez progressivement. Une activité nouvelle par jour. Si l’ennui bloque, fractionnez : « Mettre mes chaussures pour marcher » est déjà une étape valide. Le moteur ne redémarre pas en quatrième vitesse. Il redémarre en première.

L’effet n’est pas magique en 24h. Mais à 4-6 semaines, la majorité des patients rapporte un retour de la motivation et du plaisir anticipatoire (Cao et al., 2019). Si rien ne bouge après 6 semaines de pratique régulière, ce n’est pas un échec — c’est probablement le signal qu’il faut associer une prise en charge thérapeutique plus complète.


Quand consulter

L’ennui pathologique mérite une consultation quand : (1) il dure depuis plus de 4 à 6 semaines sans amélioration, (2) il s’étend à toutes les sphères de votre vie (pro, perso, relations, loisirs), (3) il s’accompagne de tristesse, d’insomnie, de troubles de l’appétit ou de pensées noires, ou (4) il vous pousse vers des conduites à risque pour « ressentir quelque chose » (substances, jeu, conduites sexuelles à risque, automutilation).

Un psychologue ou un psychiatre saura distinguer l’ennui pathologique simple d’une dépression installée, d’un burn-out, ou d’un trouble sous-jacent qui mérite une prise en charge spécifique. Ce n’est pas une faiblesse de demander : c’est la manière la plus efficace de ne pas laisser le moteur s’enrayer durablement.


En bref…

L’ennui pathologique n’est pas de la paresse, c’est un système de récompense qui tourne au ralenti. Il cache presque toujours une dépression larvée, un burn-out, un trauma ou une dopamine épuisée par sur-stimulation. Il s’auto-entretient : moins on agit, moins le cerveau anticipe le plaisir, et plus on se vide. Bonne nouvelle : la science a documenté ce qui marche — activation comportementale, TCC, pleine conscience, et parfois médication ciblée (vortioxetine, bupropion). L’exercice clé est contre-intuitif : on n’attend pas d’avoir envie pour agir, on agit d’abord, et l’envie revient ensuite. Le moteur redémarre. En première vitesse.


FAQ

L’ennui pathologique, c’est toujours de la dépression ?

Pas toujours, mais souvent. Il peut aussi signaler un burn-out, un trauma sous-jacent, ou simplement une dopamine épuisée par sur-stimulation numérique. La recherche le distingue de l’apathie pure et de l’anhédonie, mais il prédit fortement l’apparition d’un épisode dépressif (Goldberg et al., 2011).

Comment savoir si c’est pathologique et pas juste un coup de mou ?

Trois critères : la durée (plus de 4 à 6 semaines), la généralisation (rien ne vous intéresse, pas seulement une situation précise), et l’impact (travail, relations, sommeil affectés). Si les trois sont présents, ce n’est plus un coup de mou (Struk et al., 2023).

Les médicaments aident-ils vraiment ?

Oui, mais tous ne se valent pas sur l’anhédonie. La vortioxetine et le bupropion, qui touchent davantage à la dopamine, sont plus efficaces sur la motivation que les ISRS classiques (Luan et al., 2024). À discuter avec un médecin, en combinaison avec une psychothérapie.

Et l’hypnothérapie, ça peut aider ?

Pas de littérature spécifique sur l’ennui pathologique, mais l’hypnose peut compléter une TCC en travaillant l’anxiété, les ruminations et la motivation. Elle ne remplace pas une prise en charge structurée, mais elle peut accélérer certains déblocages.

Combien de temps avant de voir un changement ?

Avec une pratique régulière de l’activation comportementale, les premiers signaux apparaissent souvent en 2 à 3 semaines, et une amélioration consistante en 4 à 6 semaines (Cao et al., 2019 ; Dimidjian et al., 2011). Patience : le cerveau a besoin de répétitions pour réapprendre à anticiper le plaisir.


Bibliographie

  • American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.). American Psychiatric Publishing.

  • Berenson, K. R., Downey, G., Rafaeli, E., Coifman, K. G., & Paquin, N. L. (2020). Boredom in borderline personality disorder: A lost criterion reconsidered. Psychopathology, 53(5-6), 239-253. https://doi.org/10.1159/000511884

  • Biolcati, R., Mancini, G., & Trombini, E. (2018). Proneness to boredom and risk behaviors during adolescents’ free time. Psychological Reports, 121(2), 303-323. https://doi.org/10.1177/0033294117725109

  • Cao, B., Chen, Y., Brietzke, E., Cha, D., Shaukat, A., Pan, Z., Park, C., Subramaniapillai, M., Zuckerman, H., Grant, K., Mansur, R. B., & McIntyre, R. S. (2019). Pharmacological interventions targeting anhedonia in patients with major depressive disorder: A systematic review. Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry, 92, 109-117. https://doi.org/10.1016/j.pnpbp.2019.01.002

  • Dickerson, S. S., & Kemeny, M. E. (2004). Acute stressors and cortisol responses: A theoretical integration and synthesis of laboratory research. Psychological Bulletin, 130(3), 355-391. https://doi.org/10.1037/0033-2909.130.3.355

  • Dimidjian, S., Barrera, M., Jr., Martell, C., Muñoz, R. F., & Lewinsohn, P. M. (2011). The origins and current status of behavioral activation treatments for depression. Annual Review of Clinical Psychology, 7, 1-38. https://doi.org/10.1146/annurev-clinpsy-032210-104535

  • Downar, J., Geraci, J., Salomons, T. V., Dunlop, K., Wheeler, S., McAndrews, M. P., Bakker, N., Blumberger, D. M., Daskalakis, Z. J., Giacobbe, P., Kennedy, S. H., & Lozano, A. M. (2014). Anhedonia and reward-circuit connectivity distinguish nonresponders from responders to dorsomedial prefrontal repetitive transcranial magnetic stimulation in major depression. Biological Psychiatry, 76(3), 176-185. https://doi.org/10.1016/j.biopsych.2013.10.026

  • Garland, E. L., Froeliger, B., & Howard, M. O. (2015). Neurophysiological evidence for remediation of reward processing deficits in chronic pain and opioid misuse following treatment with Mindfulness-Oriented Recovery Enhancement: Exploratory ERP findings from a pilot RCT. Journal of Behavioral Medicine, 38(2), 327-336. https://doi.org/10.1007/s10865-014-9597-2

  • Goldberg, Y. K., Eastwood, J. D., LaGuardia, J., & Danckert, J. (2011). Boredom: An emotional experience distinct from apathy, anhedonia, or depression. Journal of Social and Clinical Psychology, 30(6), 647-666. https://doi.org/10.1521/jscp.2011.30.6.647

  • Kaya, S., & McCabe, C. (2024). Anhedonia is associated with computational impairments in reward and effort learning in young people with depression symptoms. Psychological Medicine, 54(8), 1660-1670. https://doi.org/10.1017/S0033291724000012

  • Luan, S., Ramakrishnan, A., Allison, C., & Sahakian, B. J. (2024). A narrative review: Anhedonia: Current and future treatments. CNS Neuroscience & Therapeutics, 30(9), e70020. https://doi.org/10.1111/cns.70020

  • Martell, C. R., Dimidjian, S., & Herman-Dunn, R. (2010). Behavioral activation for depression: A clinician’s guide. Guilford Press.

  • Mercer-Lynn, K. B., Bar, R. J., & Eastwood, J. D. (2014). Causes of boredom: The person, the situation, or both? Personality and Individual Differences, 56, 122-126. https://doi.org/10.1016/j.paid.2013.08.034

  • Struk, A. A., Danckert, J., Eastwood, J. D., & Seli, P. (2023). High state boredom vastly affects psychiatric inpatients and predicts their treatment duration. Translational Psychiatry, 13(1), 1-8. https://doi.org/10.1038/s41398-023-02650-9


François Marius, Psychologue – Hypnothérapeute à Moulins (03). Si l’ennui pathologique s’est installé chez vous ou chez un proche et que les pistes de cet article ne suffisent pas, n’hésitez pas à prendre contact pour en discuter avec un professionnel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Auteur/autrice

francoiswinchester@gmail.com

Publications similaires

Une femme assise sur son lit à 22h17, l'air bouleversé, regarde son smartphone affichant un message de rupture. Sur les murs de sa chambre sombre se projettent ses émotions contradictoires : d'un côté des scènes de couple fusionnelles et passionnelles, de l'autre des images de détresse et de pleurs dans une salle de bain. Un tiroir ouvert montre des piles et objets accumulés, symbolisant le diagnostic-tiroir historique du TPB.

Le trouble borderline

pourquoi « je te déteste, ne me quitte pas » n’est pas une contradiction Il est 22h17. Sarah relit pour la quatrième...

Lire la suite
Illustration conceptuelle du cerveau humain divisé en zones lumineuses représentant les différents types de mémoire — épisodique, sémantique et procédurale — reliées par des connexions neuronales, avec une silhouette humaine face à des fragments de souvenirs flottants.

La Mémoire : pourquoi vous oubliez les prénoms mais jamais les paroles de Mambo N°5

Vous êtes dans un couloir. Quelqu’un s’avance vers vous, souriant. Vous le reconnaissez parfaitement — le visage, le contexte, vaguement un souvenir...

Lire la suite
Logo de MindUp, outil psychologique en ligne conçu par François Marius, psychologue à Moulins — une vague et une montagne symbolisant la résilience face au craving

MindUp : le psychologue dans votre poche

La thérapie, c’est cinquante minutes par semaine. Il en reste dix mille autres. L’application MindUp est née de ce constat simple :...

Lire la suite
Une femme assise sur un canapé, l'air épuisé, tenant sa tête et son dos. Des points lumineux sur ses articulations et ses muscles symbolisent les zones de douleur chronique liées à la fibromyalgie dans un environnement domestique.

La fibromyalgie, une maladie psychologique ?

Par François Marius – Psychologue clinicien à Moulins Sophie. 41 ans, professeure des écoles. Depuis trois ans, elle se lève chaque matin...

Lire la suite
Femme épuisée luttant contre la somnolence de 14h à son bureau à Moulins, illustrant la fatigue chronique d'origine psychologique.

Somnolence et fatigue chronique : et si c’était psychologique ?

Il est 14h. Vous êtes assis à votre bureau, sept heures de sommeil la nuit dernière — peut-être huit. Vous avez bu...

Lire la suite
Illustration stylisée d'une silhouette humaine de dos, sombre et craquelée, laissant apparaître une lumière rouge incandescente comme de la lave, symbolisant la montée de la colère et la pression émotionnelle.

Gestion de la colère : pourquoi « se calmer » ne suffit jamais

Il est 18h45. Vous rentrez du travail, épuisé. Votre enfant renverse son verre de jus d’orange sur la table, pour la troisième...

Lire la suite