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En bref : L’hypnose thérapeutique n’a rien à voir avec le spectacle : c’est un état de conscience modifié, objectivable en neuroimagerie, caractérisé par une absorption attentionnelle intense et une réceptivité accrue aux suggestions. Le rapport INSERM (2015) valide son efficacité notamment pour la douleur et le syndrome de l’intestin irritable, avec des indications documentées en anxiété et en préparation aux soins. Sous hypnose, vous restez conscient, vous entendez tout, et personne ne peut vous faire faire quoi que ce soit contre votre volonté. Une séance dure environ une heure — et non, tout le monde ne « dort » pas. Personne, en fait.


Vous avez vu les spectacles. Les gens qui caquettent comme des poules sur scène, qui oublient leur prénom, qui s’effondrent au claquement de doigts d’un monsieur en costume brillant.

Et maintenant votre psychologue vous propose de l’hypnose.

Première pensée : « il va prendre le contrôle de mon cerveau. »

Deuxième pensée : « et si je révèle tous mes secrets ? »

Troisième pensée : « et si je reste bloqué ? »

L’hypnose thérapeutique souffre d’un problème d’image unique dans le champ du soin : elle est victime de son homonyme de scène. Pourtant, derrière les paillettes du music-hall se cache un outil thérapeutique sérieux, documenté par la neuroimagerie, évalué par l’INSERM, et utilisé quotidiennement dans les hôpitaux — jusqu’au bloc opératoire. Alors démêlons le vrai du spectaculaire : que se passe-t-il réellement dans un cerveau sous hypnose, et à quoi ça sert ?


« L’hypnose ? C’est du cirque, ton truc »

Gilbert, laisse-moi te poser une question. Est-ce que tu t’es déjà retrouvé au volant, arrivé à destination, sans aucun souvenir des quinze dernières minutes de trajet ?

« Ben… oui, ça arrive. »

Est-ce que tu as déjà été tellement absorbé par un film que tu as sursauté quand quelqu’un t’a parlé ?

« Oui, bon, et alors ? »

Alors tu as déjà été en état hypnotique, Gilbert. Plusieurs fois. Cette semaine, probablement. La transe hypnotique n’est pas un état exotique qu’on t’impose — c’est un état naturel que tout cerveau humain traverse spontanément. La seule différence en thérapie, c’est qu’on l’utilise délibérément, dans un but précis.

« …je suis venu pour être rassuré, c’est raté. »

Attends la suite.


Ce qu’est vraiment l’état hypnotique

L’hypnose est un état de conscience modifié — ni sommeil, ni éveil ordinaire — caractérisé par trois composantes bien décrites par la recherche :

L’absorption attentionnelle : l’attention se focalise intensément sur un point (une image mentale, une sensation, la voix du praticien), au détriment de tout le reste. C’est le même mécanisme que celui du film captivant — poussé plus loin.

La dissociation : une mise à distance de l’environnement immédiat et parfois de certaines sensations corporelles. On est « ici sans être tout à fait ici ».

La suggestibilité accrue : dans cet état, les suggestions — des propositions verbales d’images, de sensations, de changements de perspective — sont intégrées plus directement, avec moins de filtrage critique.

Le mot important dans tout ça : suggestions. Pas ordres. Pas commandes. Le praticien propose — le cerveau du patient dispose. Et il dispose selon ses propres valeurs, ses propres limites, sa propre volonté.

« Donc tu ne peux pas me faire caqueter comme une poule ? »

Techniquement, Gilbert, si tu caquetais sur scène, c’est que quelque part, tu étais d’accord pour caqueter. Les volontaires des spectacles sont sélectionnés pour leur haute suggestibilité ET leur envie de jouer le jeu. En cabinet, personne ne te fera jamais faire quelque chose qui contredit tes valeurs. C’est neurologiquement ainsi que ça fonctionne : la suggestion incompatible avec la volonté profonde est simplement… ignorée.


Ce que montre la neuroimagerie : un état cérébral mesurable

C’est ici que l’hypnose quitte définitivement le domaine du mystère pour entrer dans celui de la science.

Depuis la fin des années 1990, deux équipes pionnières — celle de Marie-Élisabeth Faymonville au CHU de Liège et celle de Pierre Rainville à Montréal — ont documenté par imagerie cérébrale (TEP, IRMf, EEG) que l’état hypnotique correspond à une signature cérébrale spécifique, distincte de l’éveil ordinaire, du sommeil et de la simple relaxation.

Les principales observations :

L’étude fondatrice de Rainville et al. (1997), publiée dans Science, a montré que des suggestions hypnotiques modifiant le caractère désagréable d’une douleur modifiaient spécifiquement l’activité du cortex cingulaire antérieur — la région associée à la composante émotionnelle de la douleur — sans modifier l’activité du cortex somatosensoriel. Traduction : l’hypnose ne fait pas « semblant » de réduire la douleur. Elle modifie réellement la façon dont le cerveau la traite.

Maquet, Faymonville et al. (1999) ont documenté sous hypnose une modification de l’activité du précunéus — une région centrale du réseau du mode par défaut, impliquée dans la conscience de soi — cohérente avec l’expérience subjective de dissociation.

Faymonville et al. (2006) ont montré que la réduction de la perception douloureuse sous hypnose passe par une modulation exercée par le cortex cingulaire antérieur sur un vaste réseau cortical et sous-cortical — insula, thalamus, cortex préfrontal — impliqué dans l’évaluation de la douleur.

Ces travaux ont eu une conséquence très concrète : l’hypnosédation — l’utilisation de l’hypnose en complément d’une anesthésie locale lors d’interventions chirurgicales — est aujourd’hui pratiquée dans de nombreux hôpitaux, notamment au CHU de Liège où des milliers d’interventions ont été réalisées sous hypnosédation.

« Attends. Tu me dis qu’on opère des gens éveillés sous hypnose ? »

Pour certaines interventions, avec une anesthésie locale en complément — oui, Gilbert. Des thyroïdectomies, des chirurgies ORL, des interventions dentaires. Difficile de faire plus sérieux comme validation : aucun bloc opératoire au monde ne fonctionne au music-hall.


Ce que dit l’INSERM : les indications validées

En 2015, l’INSERM a publié un rapport d’évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose (Gueguen et al., 2015) — l’une des évaluations institutionnelles les plus rigoureuses disponibles en France. Ses conclusions, en substance :

Efficacité documentée pour l’analgésie (gestion de la douleur, notamment per-opératoire) et le syndrome de l’intestin irritable — deux indications où les données sont jugées suffisamment robustes.

Résultats prometteurs mais nécessitant davantage d’études pour d’autres indications : anxiété, préparation aux actes médicaux douloureux, certains troubles fonctionnels.

Depuis ce rapport, la recherche a continué de s’accumuler — notamment sur l’hypnose dans la gestion de l’anxiété pré-opératoire, les douleurs chroniques, et en accompagnement des addictions (notamment le tabac, où les résultats restent hétérogènes selon les protocoles).

Une précision d’honnêteté intellectuelle : l’hypnose n’est pas une baguette magique universelle. Ses indications les mieux validées concernent la douleur, l’anxiété et les troubles fonctionnels. Pour d’autres domaines, elle s’utilise comme outil complémentaire au sein d’une prise en charge plus large — en association avec les TCC notamment, où elle potentialise le travail d’exposition, de gestion émotionnelle et de restructuration.


Hypnose et sommeil : cousins, pas jumeaux

Le mot « hypnose » vient d’Hypnos, dieu grec du sommeil — et c’est l’une des erreurs d’étiquetage les plus durables de l’histoire de la médecine.

Car l’EEG est formel : le cerveau sous hypnose ne dort pas. Il produit des ondes caractéristiques d’un état de relaxation éveillée — proches des ondes alpha — totalement distinctes des cycles du sommeil. Sous hypnose, vous entendez tout, vous vous souvenez de l’essentiel, et vous pouvez interrompre l’état à tout moment. Personne n’est jamais « resté bloqué » sous hypnose — au pire, on s’assoupit brièvement, et on se réveille comme d’une sieste.

Si le fonctionnement du sommeil vous intrigue — ce qui s’y passe vraiment, cycle par cycle — j’en ai fait le tour complet dans mon article Ce qu’il se passe pendant votre sommeil.

« Donc je vais tout entendre ? Mais alors à quoi ça sert si je suis conscient ? »

Excellente question, Gilbert — la meilleure que tu aies posée aujourd’hui. Justement : l’intérêt n’est pas de te déconnecter. C’est de contourner le filtre.

En état ordinaire, votre esprit critique examine, filtre et discute chaque idée nouvelle — c’est utile pour ne pas acheter n’importe quoi à un vendeur de voitures, moins utile quand cette même vigilance bloque tout changement thérapeutique. Sous hypnose, ce filtre s’assouplit : les suggestions thérapeutiques — de nouvelles façons de percevoir une situation, une sensation, un souvenir — peuvent être explorées plus librement, sans le « oui mais » automatique. C’est cette fenêtre de flexibilité que le thérapeute utilise.


Comment se déroule une séance d’hypnose thérapeutique ?

Concrètement, une séance d’hypnose en cabinet dure environ une heure et suit généralement quatre temps :

1. L’entretien — on fait le point : où vous en êtes, ce qu’on cible aujourd’hui, comment vous avez vécu la séance précédente. L’hypnose n’est jamais plaquée sur un problème mal compris — elle s’inscrit dans une démarche thérapeutique construite.

2. L’induction — le praticien vous guide vers l’état hypnotique, par la voix : focalisation de l’attention (sur la respiration, une image, des sensations), suggestions de détente et d’absorption progressive. Cela prend quelques minutes. Vous restez assis ou semi-allongé, les yeux fermés le plus souvent — mais pas obligatoirement.

3. Le travail thérapeutique — c’est le cœur de la séance. Selon l’objectif : suggestions directes ou métaphoriques, visualisations, réassociation de souvenirs ou de sensations, exploration de ressources. En hypnose ericksonienne — l’approche dominante en thérapie —, le praticien utilise beaucoup les métaphores et laisse une grande liberté à votre inconscient pour utiliser les suggestions à sa façon.

4. Le retour et l’intégration — le praticien vous ramène progressivement à l’état de veille ordinaire, puis on échange sur ce que vous avez vécu. Ce temps de verbalisation fait pleinement partie du travail.

« Et si ça ne marche pas sur moi ? Je suis pas du genre influençable, moi. »

Deux choses, Gilbert. D’abord, la suggestibilité hypnotique n’a rien à voir avec la crédulité ou la faiblesse d’esprit — les études montrent qu’elle est indépendante de l’intelligence et de la personnalité. Ensuite, il est vrai que la réceptivité varie d’une personne à l’autre : certains entrent très facilement en transe profonde, d’autres restent dans un état plus léger. Mais un état léger suffit pour la plupart des applications thérapeutiques. Et la réceptivité s’entraîne — comme tout.


Hypnose et EMDR : deux outils, une même famille

Dans mon cabinet, l’hypnose cohabite avec un autre outil que vous connaissez peut-être : l’EMDR, dont j’ai détaillé le fonctionnement et les preuves d’efficacité dans l’article La thérapie EMDR est-elle vraiment efficace ?

Les deux approches partagent un air de famille : elles travaillent avec des états de conscience particuliers, elles mobilisent les capacités de retraitement du cerveau, et elles s’intègrent dans une prise en charge globale. Mais leurs indications diffèrent : l’EMDR est le traitement de référence du psychotraumatisme, validé par l’OMS et la HAS pour le TSPT. L’hypnose excelle sur la douleur, l’anxiété, les troubles fonctionnels et comme potentialisateur du travail thérapeutique général.

Selon votre situation, l’une, l’autre, ou une combinaison des deux pourra être proposée — c’est précisément l’intérêt de disposer de plusieurs outils.


Les idées reçues, une par une

« On peut me faire dire ou faire n’importe quoi » — Non. La suggestion contraire à vos valeurs est ignorée. Vous gardez le contrôle en permanence, et vous pouvez sortir de l’état hypnotique à tout moment, par simple décision.

« Je vais révéler mes secrets » — Non. L’hypnose n’est pas un sérum de vérité. Vous restez maître de ce que vous dites — et la plupart des séances ne nécessitent d’ailleurs quasiment aucune parole de votre part.

« Certaines personnes ne sont pas hypnotisables » — La réceptivité varie, mais la quasi-totalité des personnes peut atteindre un état hypnotique au moins léger — suffisant pour le travail thérapeutique. Et ça s’améliore avec la pratique.

« L’hypnose, c’est de la relaxation » — Non. La relaxation peut accompagner l’induction, mais l’imagerie cérébrale montre que l’état hypnotique est neurologiquement distinct de la simple détente. On peut d’ailleurs être en transe hypnotique active, yeux ouverts, en mouvement.

« C’est de l’effet placebo » — Les études en neuroimagerie répondent directement : les modifications d’activité cérébrale sous hypnose sont spécifiques, reproductibles, et distinctes des effets placebo mesurés en comparaison. Ce qui n’empêche pas — comme dans tout soin — les attentes positives de contribuer au résultat. Mais l’hypnose ne s’y réduit pas.

« Bon. J’avoue. C’est plus sérieux que ce que je pensais. »

C’est généralement ce qui arrive quand on remplace les paillettes par des IRM, Gilbert.


En bref…

L’hypnose thérapeutique est un état de conscience modifié naturel — absorption attentionnelle, dissociation, suggestibilité accrue — que le cerveau humain traverse spontanément et que la thérapie utilise délibérément.

La neuroimagerie en a établi la signature cérébrale spécifique : modulation du cortex cingulaire antérieur et du réseau de la douleur (Rainville et al., 1997 ; Faymonville et al., 2006), modification du précunéus et du réseau du mode par défaut (Maquet et al., 1999). Le rapport INSERM (2015) valide son efficacité pour l’analgésie et le syndrome de l’intestin irritable, avec des indications prometteuses en anxiété et préparation aux soins — jusqu’à l’hypnosédation au bloc opératoire.

Sous hypnose, vous ne dormez pas, vous entendez tout, vous gardez le contrôle, et personne ne peut rien vous faire faire contre vos valeurs. Une séance dure environ une heure : entretien, induction, travail thérapeutique, intégration. Ce n’est ni de la magie, ni du spectacle — c’est un outil, avec ses indications, ses limites, et ses preuves.

Vous vous posez encore des questions sur l’hypnose — ou vous vous demandez si elle serait adaptée à votre situation ? Posez-les en commentaire, ou contactez-moi directement : le premier échange téléphonique est gratuit et permet justement d’en discuter avant tout engagement.


Hypnose thérapeutique à Moulins

Formé à l’hypnose ericksonienne, je l’intègre dans une prise en charge globale — en association avec les TCC et l’EMDR selon les besoins. Indications principales : anxiété, gestion de la douleur, troubles du sommeil, préparation aux événements stressants, accompagnement des addictions.
François Marius – Psychologue clinicien à Moulins (03)
Spécialiste en TCC, Hypnose et EMDR
📞 07 69 49 98 91 | francoismarius@psychologue-moulins-03.fr


FAQ — Hypnose thérapeutique

L’hypnose thérapeutique fonctionne-t-elle vraiment ?
Oui, pour des indications précises. Le rapport INSERM (2015) valide son efficacité pour la gestion de la douleur et le syndrome de l’intestin irritable, avec des résultats prometteurs pour l’anxiété et la préparation aux actes médicaux. La neuroimagerie confirme que l’état hypnotique modifie réellement le traitement cérébral de la douleur et des émotions — ce n’est pas un simple effet placebo.

Est-ce que tout le monde est hypnotisable ?
La réceptivité hypnotique varie d’une personne à l’autre, mais la quasi-totalité des individus peut atteindre au moins un état hypnotique léger — suffisant pour la plupart des applications thérapeutiques. La suggestibilité n’a aucun lien avec la crédulité ou l’intelligence, et elle s’améliore avec la pratique.

Peut-on rester bloqué sous hypnose ?
Non — c’est physiologiquement impossible. L’état hypnotique est un état naturel dont on sort spontanément, par simple décision, ou au pire en s’assoupissant quelques minutes avant de se réveiller normalement. Aucun cas de « blocage » n’a jamais été documenté.

Que ressent-on sous hypnose ?
L’expérience varie : détente profonde, sensation de lourdeur ou de légèreté, absorption dans des images mentales très vivaces, perception modifiée du temps. Vous restez conscient, vous entendez la voix du praticien, et vous vous souvenez de l’essentiel de la séance. Beaucoup de patients décrivent un état comparable à celui, très agréable, qui précède l’endormissement — mais en restant éveillé.

Quelle est la différence entre hypnose de spectacle et hypnose thérapeutique ?
Le spectacle sélectionne des volontaires très suggestibles et désireux de jouer le jeu, dans un contexte de pression sociale, pour produire des comportements spectaculaires. L’hypnose thérapeutique poursuit un objectif de soin, dans un cadre confidentiel, avec des suggestions que vous restez libre d’intégrer ou non. Même état de conscience — usage radicalement différent.

Combien de séances d’hypnose faut-il ?
Cela dépend de l’indication. Certaines problématiques ciblées (préparation à un événement, gestion d’une douleur ponctuelle) peuvent évoluer en 3 à 5 séances. D’autres s’inscrivent dans un accompagnement plus large où l’hypnose est un outil parmi d’autres, notamment en association avec les TCC. Le cadre est défini ensemble dès le premier entretien.

L’hypnose est-elle efficace pour arrêter de fumer ?
Les résultats sont hétérogènes selon les études et les protocoles. L’hypnose peut être un soutien utile dans une démarche d’arrêt du tabac — notamment pour travailler les automatismes et la gestion des envies — mais elle donne les meilleurs résultats intégrée dans une prise en charge globale de l’addiction, plutôt qu’en « séance miracle » isolée. Méfiez-vous des promesses d’arrêt garanti en une séance.

L’hypnose peut-elle remplacer une anesthésie ?
L’hypnosédation — hypnose associée à une anesthésie locale — est pratiquée dans plusieurs hôpitaux pour certaines interventions chirurgicales, avec des milliers d’opérations documentées notamment au CHU de Liège. Elle ne remplace pas l’anesthésie générale pour toutes les interventions : c’est une alternative validée pour des indications précises, décidée par l’équipe médicale.


Bibliographie

  • Faymonville, M. E., Boly, M., & Laureys, S. (2006). Functional neuroanatomy of the hypnotic state. Journal of Physiology-Paris, 99(4-6), 463–469.

  • Gueguen, J., Barry, C., Hassler, C., & Falissard, B. (2015). Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose. Rapport INSERM U1178.

  • Maquet, P., Faymonville, M. E., Degueldre, C., Delfiore, G., Franck, G., Luxen, A., & Lamy, M. (1999). Functional neuroanatomy of hypnotic state. Biological Psychiatry, 45(3), 327–333.

  • Rainville, P., Duncan, G. H., Price, D. D., Carrier, B., & Bushnell, M. C. (1997). Pain affect encoded in human anterior cingulate but not somatosensory cortex. Science, 277(5328), 968–971.

  • Rainville, P., Carrier, B., Hofbauer, R. K., Bushnell, M. C., & Duncan, G. H. (1999). Dissociation of sensory and affective dimensions of pain using hypnotic modulation. Pain, 82(2), 159–171.

François Marius – Psychologue clinicien | Spécialiste en TCC, Hypnose et EMDR à Moulins (03)
Tél. : 07 69 49 98 91 | francoismarius@psychologue-moulins-03.fr

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